Pourquoi l’étiquette de rayon ne suffit pas
Les magasins de l’UE doivent afficher un prix unitaire à côté du prix de vente — au kilo, au litre, parfois aux 100 g. Cela marche jusqu’à ce que les deux produits comparés n’aient pas la même base, que l’un soit en promotion non reflétée sur l’étiquette, ou que vous regardiez une fiche en ligne sans aucun prix unitaire. Retour à l’arithmétique : prix divisé par quantité, les deux dans la même unité.
500 g à 3,20 → 3,20 / 0,5 kg = 6,40 le kg 750 g à 4,99 → 4,99 / 0,75 kg = 6,65 le kg ← le grand format coûte plus cher
Le piège du format familial
Le « format familial » est tarifé en pariant que vous ne vérifierez pas. Dans les relevés en grande surface, le grand format est plus cher à l’unité environ une fois sur cinq, et l’écart est le plus large là où la marque est forte : café, lessive, nourriture pour animaux. Les lots sont l’autre classique — six canettes groupées pour plus de six fois le prix unitaire. La seule défense est le prix unitaire, et le seul prix unitaire fiable est celui que vous avez calculé vous-même.
Pièces, doses et concentrés
Certains produits ne se comparent pas au poids. Tablettes lave-vaisselle, piles et couches s’achètent à la pièce — choisissez « pièces » et comparez à la pièce. Les concentrés sont les plus difficiles : un litre de concentré pour 40 lavages n’est pas comparable à un litre de liquide standard pour 20. Comparez par lavage, par portion ou par dose, en prenant le nombre indiqué par le fabricant comme quantité.
Pourquoi un magasin affiche aux 100 g et le voisin au kilogramme
Le prix à l’unité sur l’étiquette de rayon n’est pas une amabilité, c’est une obligation : le droit de l’UE impose au commerçant d’afficher à la fois le prix de vente et le prix à l’unité de mesure, pour que deux conditionnements de tailles différentes se comparent sans calcul.
Ce qui varie, c’est l’unité elle-même. La règle vise une unité unique — kilogramme, litre, mètre, mètre carré —, mais pour les petites quantités les États membres peuvent autoriser 100 g ou 100 ml, et beaucoup le font. C’est toute la raison pour laquelle le même yaourt est à 0,42 les 100 g dans une enseigne et à 4,20 le kilogramme dans une autre : prix identique, dénominateur différent.
Le premier geste, en comparant, n’est donc pas de croire les étiquettes mais de les ramener à la même unité. C’est à cela que sert ce calculateur, et c’est pourquoi il accepte grammes et kilogrammes dans une même comparaison.
Là où la comparaison cesse discrètement d’en être une
Poids net égoutté. Un bocal d’olives vendu 340 g peut contenir 180 g d’olives. Un prix au kilo calculé sur le poids brut compare aussi la saumure.
Les concentrés. Une lessive deux fois plus concentrée coûte deux fois plus au litre et lave deux fois plus. Le dénominateur honnête est la machine, pas le litre — le même piège attend sur les sirops, les nettoyants et les capsules de café.
Des pièces de tailles différentes. Le prix à la pièce ne compare rien quand les pièces diffèrent : deux rouleaux d’essuie-tout au même prix par rouleau peuvent varier du simple au double en nombre de feuilles, et encore en taille de feuille. Quand un prix à la pièce est affiché, vérifiez ce qu’est une pièce.
Ce que vous finirez vraiment. Le grand format gagne d’ordinaire sur le prix à l’unité et perd sur le gaspillage. Un demi-bocal jeté, c’est 100 % de majoration sur ce que vous avez mangé — et aucun prix à l’unité en rayon ne le montre.
Questions fréquentes
Oui — choisissez l’unité de l’étiquette de chaque produit, le calculateur convertit tout au kilo. Idem pour les millilitres et les litres. Le poids n’est pas comparé au volume, parce qu’un litre ne pèse pas toujours un kilo.
La directive 98/6/CE l’impose pour tous les produits vendus aux consommateurs au poids, au volume, à la longueur ou à la surface, avec des exemptions nationales pour les très petits commerces et les cas où il n’aurait pas de sens. La plupart des pays l’étendent à la vente en ligne.
Non. Un prix unitaire plus bas n’économise de l’argent que si vous utilisez tout. Comparez le prix de ce que vous consommerez réellement, pas de ce que vous jetterez.
Les deux sont légaux. Les règles européennes d’indication des prix demandent une unité unique — kilogramme ou litre en principe — mais autorisent les États membres à permettre 100 g ou 100 ml pour les petites quantités. C’est le même nombre habillé autrement : 0,42 les 100 g font 4,20 le kilogramme.
Le plus souvent, pas toujours — et les magasins savent que vous le supposez. Comparez les prix à l’unité réels plutôt que les tailles, puis confrontez le résultat à ce que vous finirez avant péremption : le gaspillage est un coût que l’étiquette de rayon ne porte pas.