Deux mots, et ils ne disent pas la même chose
Vérifié signifie que chaque valeur du fichier a été comparée une à une à sa source primaire, et que chaque écart a été tranché par l’administration nationale qui fixe le taux. Le tableau des taux de TVA des vingt-sept États membres est vérifié en ce sens.
Indicatif signifie que le chiffre est réel mais qu’aucune liste officielle unique ne permet de le contrôler. C’est une propriété du sujet, pas un travail inachevé. Le diviseur du poids volumétrique relève du contrat, et un même transporteur en applique plusieurs selon le tarif. Les commissions d’Amazon sont derrière l’identification de Seller Central et n’ont aucune source publique. Le droit de douane vit sur un code à dix chiffres, alors qu’un tableau de familles de produits en compte deux à quatre : des centaines de codes aux taux différents derrière une seule ligne.
Là où un chiffre est indicatif, la page le dit au-dessus du résultat et vous laisse saisir le vôtre. C’est la solution honnête : un champ vide que le lecteur remplit vaut mieux qu’une valeur par défaut plausible à laquelle il se fiera.
Comment un chiffre est vérifié
La source primaire d’abord, et lorsqu’elle publie une liste, l’affaire est close. Le cas intéressant est celui où elle ne le fait pas. La Commission européenne ne publie plus de tableau statique des taux de TVA : ils résident dans la base TEDB et se consultent pays par pays.
La vérification s’appuie alors sur un document nommé et sur une seconde lecture indépendante, tout désaccord entre les deux étant tranché auprès de l’administration fiscale nationale. Pour le tableau de TVA, ce fut le tableau 3 du briefing PE 782.613 du Parlement européen, « Highs and lows: VAT rate-setting in the European Union » (janvier 2026), extrait de la même TEDB, recoupé avec un relevé indépendant de janvier 2026.
La date affichée est celle de cette comparaison, pas celle de la dernière retouche du texte.
Ce que la vérification a réellement trouvé
Trois erreurs réelles, toutes les nôtres, toutes corrigées dans le fichier source — la correction a donc atteint d’un coup chaque langue et chaque calculateur.
Il manquait un taux à l’Estonie. Le taux réduit de 13 % sur l’hébergement, en vigueur depuis le 1er janvier 2025, ne figurait pas dans le fichier. Le calculateur ne le proposait tout simplement pas.
La Slovénie était mal étiquetée. Ses 5 % se trouvaient dans le champ « super-réduit ». La directive appelle super-réduit un taux inférieur à 5 % ; exactement 5 %, c’est un second taux réduit. Le site imprimait la mauvaise étiquette sous le bon chiffre.
Le droit sur les chaussures était sous-évalué dans le cas le plus courant. Une ligne indiquait « 6403, 6404 — 8 % ». C’est exact pour 6403, dessus en cuir, et faux pour 6404, dessus en textile, où le taux avoisine 17 %. La position 6404 couvre presque toutes les baskets importées d’Asie : le calculateur sous-estimait donc le droit précisément là où on s’en sert le plus. La ligne est devenue deux lignes.
Également vérifiés et laissés tels quels : les 12 % maltais, que plusieurs synthèses omettent ; Chypre à 3 % ; et le taux réduit roumain unique de 11 % qui a remplacé 5 % et 9 %.
Ce que « vérifié » ne couvre pas
C’est l’ensemble des taux de chaque pays qui est vérifié. Savoir quel produit relève de quel taux ne l’est pas, et ne peut pas l’être : cela dépend d’une liste nationale de plusieurs centaines de positions, qui n’a pas sa place dans un fichier de référence de ce type. Qu’un taux existe en Espagne ne veut pas dire que votre produit y a droit.
Les changements de 2026 qui ont déplacé des biens entre taux existants ont été suivis à part et n’ont rien changé au fichier : les Pays-Bas ont fait passer l’hébergement de 9 % à 21 %, la Belgique de 6 % à 12 % au 1er mars 2026, l’Allemagne a pérennisé 7 % dans la restauration, l’Autriche a mis les produits d’hygiène à zéro. Ce ne sont pas les taux qui ont bougé, mais les biens.
Quand la vérification est refaite, et comment signaler une erreur
Chaque fichier de référence porte sa propre date de contrôle, affichée partout où le fichier sert : un chiffre périmé se voit au lieu de se deviner. Deux choses déclenchent un nouveau contrôle : le calendrier et l’annonce d’un changement par un État membre.
Si vous trouvez un chiffre en contradiction avec sa source officielle, écrivez-nous. La correction se fait dans le fichier de référence, donc en une fois pour toutes les versions linguistiques et tous les calculateurs qui le lisent. Sur ce sujet, l’exactitude pèse plus que le volume de texte, et une erreur signalée en est le chemin le moins cher.
Pourquoi certaines pages ne citent aucune source
Une page cite une source officielle quand il en existe une. Derrière les taux de TVA, il y a la Commission ; derrière les dimensions des palettes et des conteneurs, EPAL et l’ISO 668 ; derrière les limites de poids routières, la Commission encore ; derrière une conversion de devise, les taux de référence de la Banque centrale européenne. Ces pages y renvoient.
L’arithmétique n’a aucune autorité à citer. Personne ne publie officiellement ce qu’est un pourcentage, en quoi une marge diffère d’une marque, ou où se situe le seuil de rentabilité pour des charges fixes données. Sur ces pages, l’équivalent honnête d’une source, c’est la formule elle-même, imprimée au-dessus du résultat pour qu’on puisse refaire le calcul au lieu d’y croire. Une référence inventée pour une telle page aurait l’air d’une rigueur et en serait le contraire.